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2009 : Nouvelle dénomination, nouveau logo, nouveaux locaux, création d’un site internet.

La Coordination Gérontologique Aÿ – Epernay a été créée en 1996, regroupant ces deux villes et leurs C.C.A.S respectifs ainsi qu’une majeure partie des communes de leurs cantons. Son financement a été assuré à ses débuts par un combat permanent à la recherche de subventions et d’aides matérielles fournies essentiellement par les deux municipalités qui en sont à l’origine, par divers partenaires sollicités à cet effet et par le Conseil Général.


En 1999, son inscription au sein du Schéma Départemental des Coordinations Gérontologiques qui se met en place lui assure un début de reconnaissance institutionnelle et l’attribution d’une subvention spécifique du Conseil Général contribue à lui donner une plus grande indépendance.


En 2001, La Coordination est labellisée en CLIC de niveau III par l’Etat qui participe alors également à son financement par l’attribution d’une subvention. Bénéficiant désormais d’une reconnaissance juridique qui lui ouvre ainsi une possibilité d’autonomie au plan statutaire, le CLIC peut pérenniser ses actions sur le plan financier grâce aux engagements pris par l’Etat envers les CLIC (Etat qui se désengagera ensuite en 2004 au titre de la décentralisation en transférant cette responsabilité aux départements qui devront reprendre ces financements à leur compte).


Informer et orienter, travailler à l’élaboration des plans d’aide, en assurer le suivi et l’évaluation, telles furent bien les missions rapidement et progressivement prises en charge par la Coordination dès ses premières années d’existence, et qui furent ensuite précisées et classifiées dans les trois niveaux d’agrément des CLIC.


Ces missions caractérisent l’activité du CLIC. Celle-ci, bien sûr, peut et doit s’évaluer, elle se mesure, se chiffre, fait l’objet de statistiques qui apparaissent au rapport annuel d’activité, basées sur des critères pas toujours faciles à manipuler, il faut bien le dire : De quel niveau relève telle intervention ? Comment traiter telle sortie d’hospitalisation ? Dans quelle case faire apparaître telle prise en charge ou tel suivi ? Ces statistiques sont importantes pour mettre en lumière l’importance des sollicitations reçues, des réponses données, des interventions menées et des services rendus. C’est aussi incontestablement un mode de
détermination obligé des moyens nécessaires à notre fonctionnement, et notamment des moyens financiers qui s’apprécient de plus en plus au regard de l’activité réalisée.


Mais il est une dimension de ces missions qui s’apprécie difficilement en chiffres, qui ne se codifie pas aisément, qui est souvent dévoreuse de temps et d’énergie, et qui tient particulièrement à cœur chacun des professionnels concernés, à savoir l’accompagnement social des personnes aidées. Celui-ci exige le temps de l’écoute et de la parole, quand l’isolement, le poids de la solitude et le sentiment de devenir inutile et pesant pour son entourage font perdre l’envie de continuer de vivre ; il implique un soutien face à la maladie et au handicap et aux perturbations qu’ils entraînent, sans pour autant que le travailleur social ne se substitue aux soignants et aux missions spécifiques qui lui incombent ; il intègre encore l’aide aux aidants, confrontés à l’épuisement, à des questions sans réponses, à des difficultés qu’ils ne peuvent surmonter seuls ; il se sent concerné par tout ce qui contribue à la prévention et au mieux-être. Notre espoir, notre inquiétude aussi, au sens le plus positif de ce terme, sont de maintenir le niveau de qualité de service le plus élevé possible, en nous souvenant bien qu’il s’agit de services à la personne, et qui plus est, de personnes qui figurent parmi les plus fragilisées, personnes âgées ou personnes handicapées, personnes dépendantes, de celles qu’on peut si facilement oublier de regarder pour que notre quiétude n’en soit pas troublée.

Mise à jour le Vendredi, 09 Juillet 2010 12:36